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dimanche 9 mai 2010

Plongée dans le passé ...

Mon père à droite, ma tante Thérèse au milieu chantent lors du mariage de mon frère, accompagnés par tonton Paul, le mari de celle-ci, musicien. De très bons moments, de très heureux souvenirs... une noce sous le signe de la musique et de chansons ...



Il faut parfois du temps (ou profiter d'un jour de pluie :-)) pour ouvrir quelques tiroirs où sont enfermés comme des trésors des bouts de papier et d'écriture ... Un journal et de longues lettres aussi, écrites pendant la guerre, par mon père à son meilleur ami.

Mais aussi, en plus gai (quoique sous les bombes, mon père gardait son optimisme et son humour intacts) une lettre de mon père pour sa soeur Thérèse (ma chère marraine)  écrite et envoyée à l'occasion de ses 50 ans et la réponse de cette dernière (brouillon de cette lettre retrouvé par pur hasard chez ma mère et ouf! pas jeté) agrafé à la réponse de ma tante. Tous les deux ont correspondu longtemps avec un plaisir évident,  je m'en souviens encore mais n'ai rien retrouvé de cette correspondance sauf ce qui suit ...

"A ma soeur,

Ce siècle avait 20 ans lorsque tu vis le jour,
Dans notre humble demeure au milieu du bas-bourg.
C'était le 7 juillet, je le dis sans vergogne,
C'était dans les deux-sèvres, c'était aux Echaubrognes.

Cinquante ans, jeunesse de la vieillesse.
Avec autant d'amour, encore plus de tendresse,
L'heure du renouveau, l'heure où d'une main forte,
Le démon de midi (et demi) vient frapper à la porte.

Ô siècle, ô demi- siècle,
Ô quart de siècle, siècle, siècle,
Que de grands mots, nobles quinquagénaires,
C'est plus simple de dire : Joyeux Anniversaire!

Je ne suis pas poète, il faut que je m'arrête,
Me creuser le cerveau me fait mal à la tête,
Mes vers ne sont pas bons, la rime n'est pas riche.
Je le sais, je m'en fous, je m'en fiche.

Mes vers ne valent rien,
Mais mes voeux sont sincères.
Et c'est pourquoi, ma soeur, j'ose signer : TON FRERE,
(dans les siècles, des siècles ...)

Mimile"


"A mon frère,

Vous fîtes ma surprise, mon frère, quand j'aperçus
Votre écriture glissée entre deux prospectus.

Et mon étonnement ou plutôt mon émoi
Atteignit à son comble et j'en restais pantois...e

Vos vers d'anniversaire m'ont remué le coeur,
Ces choses, si bien dites, ajoutent à mon bonheur.

Et mes cinquante automnes joliment dénommés :
"Jeunesse de la vieillesse", il fallait le trouver.

Merci donc, mon cher frère, je le dis haut et fort,
regrettant pour ce faire n'avoir plus d'souffle encor..

Prends ma modeste prose pensée avec mon coeur
Et c'est pourquoi, mon frère, j'ose signer : TA SOEUR
(dans les siècles des siècles ...)

Thérèse"