Et elle était forte celle ressentie hier soir au sortir du Centre Culturel de Sablé sur Sarthe, à une heure de chez nous ... je le dis car, pour une fois, ce n'était pas trop loin... et c'est tellement rare, trop rare la possibilité d'être confrontés à un texte tel que "La douleur" tiré d'un journal écrit, à la fin de la guerre, par Marguerite Duras qui attend le retour de son mari déporté... avec une extraordinaire comédienne, Dominique Blanc, tout en nuances, et tellement "juste" dans son jeu avec ce texte difficile ...
(j'ai retrouvé le bouquin) :
et le début de ce récit :
"J'ai retrouvé ce journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château. Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit. Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l'endroit, la gare d'Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce journal. Quand l'aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelle maison ? Je ne sais plus rien" (extrait 4e de couverture)".
et la disparition de Jean Ferrat à qui les unes et les autres, sur leur blog respectif, rendent un formidable hommage ... cette après-midi, je me régale et me réjouis de le revoir à la télévision. Il va nous manquer, il va me manquer... Au bout de mon âge
(extrait)
"Il m'a fallu naître
Et mourir s'en suit
J'étais fait pour n'être
Que ce que je suis
Une saison d'homme
Entre deux marées
Quelque chose comme
Un chant égaré"


